Réponse courte : la seule orthographe correcte est « le cas échéant » — trois mots, avec deux accents aigus sur échéant (é-ché-ant). On n’écrit ni « le cas echeant » (sans accents), ni « le cas échêant » (circonflexe à la place du second aigu), ni la locution en un seul mot. L’expression signifie « si la situation l’exige », autrement dit « si besoin » / « éventuellement ».
Vous hésitez entre le cas échéant, le cas echeant et d’autres variantes sans accents ? Ce guide clarifie le sens, l’orthographe exacte, les fautes fréquentes, les synonymes, des exemples concrets, un tableau récapitulatif et une FAQ — pour l’école, le courrier pro ou les SMS.
Le cas échéant : sens et définition
« Le cas échéant » est une locution adverbiale du français soutenu et administratif. Elle indique qu’une action ou une disposition ne s’appliquera que si les circonstances le demandent. En d’autres termes : « si cela se produit », « si c’est nécessaire », « dans l’hypothèse où ce cas se présenterait ».
On la rencontre partout : contrats, notices, e-mails professionnels, copies scolaires, FAQ de sites web. Elle permet d’anticiper une éventualité sans l’affirmer comme certaine.
- Sens de base : si la situation l’exige / si besoin.
- Registre : correct, un peu formel (plus « papier » que « conversation café »).
- Rôle dans la phrase : souvent en incise, entre virgules, ou en tête de proposition.
Exemples de sens :
- « Joignez une pièce d’identité ; le cas échéant, un justificatif de domicile. » → seulement si on vous le demande / si c’est requis.
- « Le remboursement sera effectué sous huit jours, le cas échéant avec intérêts. » → les intérêts s’ajoutent seulement si la situation le justifie.

Orthographe correcte : « le cas échéant »
La forme à retenir une bonne fois pour toutes :
le cas échéant
- le — article défini
- cas — nom masculin (pas « ça », pas « cache »)
- échéant — participe présent de l’ancien verbe échoir (« arriver », « échoir à quelqu’un »), avec :
- un premier é (accent aigu) ;
- un second é (accent aigu) après ch : échéant ;
- la terminaison -ant.
On écrit donc : é-ché-ant → échéant. Les deux accents aigus sont indispensables en français soigné. Sans eux, le correcteur (et le correcteur humain) signalent presque toujours une faute. Sans eux, le correcteur et le correcteur humain signalent presque toujours une faute.
Pourquoi « échéant » et pas « échouant » ?
Ne confondez pas avec le verbe échouer (rater, s’échouer). « Échéant » vient de échoir (comme dans « date d’échéance », « somme échue »). Mnémonique utile : échéance → échéant. Même famille, mêmes accents aigus.
Fautes fréquentes (et comment les éviter)
Voici les erreurs les plus tapées dans les moteurs de recherche et les copies :
| Forme | Verdict | Commentaire |
|---|---|---|
| le cas échéant | Correcte | Seule orthographe standard |
| le cas echeant | Incorrecte | Accents manquants |
| le cas échêant | Incorrecte | Circonflexe à tort : le second accent est un aigu (é), pas un ê |
| le cas échant | Incorrecte | Troncature / faute de frappe |
| lecasechéant / le-cas-échéant | Incorrecte | Pas de collage ni de traits d’union |
| au cas échéant | À éviter | Mélange avec « au cas où » ; préférez « le cas échéant » ou « au cas où » |
| le cas échéant que… | Lourd / douteux | Préférez « au cas où » + conditionnel, ou reformulez |
Astuce clavier : sur un clavier AZERTY français, la touche é donne directement l’accent aigu. Tapez donc é, puis ch, puis encore é, puis ant. Sur Mac (QWERTY) : Option + e, puis e, pour chaque « é ». Activez la correction automatique de votre traitement de texte pour « cas échéant » si vous le tapez souvent.
Pour d’autres rappels d’accents et de caractères spéciaux, voir aussi nos guides bien sûr ou biensur, symbole euro clavier, Ç majuscule et Œ majuscule.
« Le cas échéant » vs « au cas où », « éventuellement », « si besoin »
Ces expressions se chevauchent sans être parfaitement interchangeables. Choisir la bonne nuance évite le style « copié-collé administratif ».
Le cas échéant
Anticipe une éventualité déjà envisagée dans le contexte (souvent une procédure, une clause, une option). Ton : formel, précis.
Exemple : « Cochez la case ; le cas échéant, joignez un RIB. »
Au cas où
Introduit souvent une hypothèse + conditionnel (« au cas où il viendrait »). Plus narratif / conversationnel que « le cas échéant ».
Exemple : « Prends un parapluie, au cas où il pleuvrait. »
Éventuellement
Signifie « peut-être », « à l’occasion », « si l’occasion se présente ». Moins « juridique » que « le cas échéant ».
Exemple : « On pourra éventuellement prolonger la réunion. »
Si besoin / au besoin
Plus oral et direct. Excellent en e-mail simple ou en consignes écoles.
Exemple : « Appelez-moi si besoin. » / « Au besoin, laissez un message. »
Dans le cas contraire
Ne pas confondre : il marque l’opposé d’une hypothèse (« sinon »), pas une éventualité neutre.

Synonymes utiles de « le cas échéant »
Variez selon le destinataire et le ton :
- si besoin / au besoin — simple, clair ;
- éventuellement — ton courant ;
- si nécessaire / si cela s’avère nécessaire — explicite ;
- le cas échéant — formel, administratif, scolaire soigné ;
- selon les circonstances — un peu plus long ;
- en cas de besoin — proche, très courant ;
- s’il y a lieu — registre soutenu (proches de « le cas échéant »).
En rédaction SEO ou en copie, alternez pour éviter les répétitions, mais gardez « le cas échéant » quand vous ciblez précisément cette requête d’orthographe.
Exemples de phrases (école, pro, quotidien)
- « Remettez le dossier avant vendredi ; le cas échéant, un délai supplémentaire pourra être accordé. »
- « Indiquez votre numéro de sécurité sociale et, le cas échéant, celui de vos ayants droit. »
- « Nous confirmerons la réservation par e-mail ; le cas échéant, un SMS de rappel sera envoyé. »
- « Le jury pourra, le cas échéant, demander un oral de rattrapage. »
- « Joignez une photo d’identité récente ; le cas échéant, une copie de votre titre de séjour. »
- « Corrigez les fautes d’orthographe ; le cas échéant, reformulez la phrase entière. »
- « Le client sera remboursé sous 14 jours, le cas échéant majoré des frais de port. »
- « Prévenez le professeur ; le cas échéant, contactez le secrétariat. »
Dans chaque exemple, l’action « en plus » n’est pas automatique : elle dépend d’une condition implicite.
Place dans la phrase, virgules et majuscules
En milieu de phrase (le plus fréquent)
On isole souvent la locution par des virgules :
« Envoyez le formulaire signé et, le cas échéant, les annexes. »
En tête de phrase
« Le cas échéant, une deuxième session sera organisée. » — majuscule sur « Le » uniquement parce que c’est le début de phrase.
Sans virgule obligatoire
Quand le rythme est court, la virgule peut être omise, surtout après une conjonction : « … et le cas échéant un justificatif. » Les deux ponctuations existent ; l’essentiel est la lisibilité.
Pas de trait d’union
On n’écrit pas « le-cas-échéant ». Trois mots séparés, toujours.
Tableau récapitulatif
| Question | Réponse courte |
|---|---|
| Orthographe correcte ? | le cas échéant |
| Accents ? | Oui : deux accents aigus (é…é) dans échéant |
| Un seul mot ? | Non |
| Trait d’union ? | Non |
| Sens ? | Si la situation l’exige / si besoin |
| Synonyme simple ? | si besoin, éventuellement, en cas de besoin |
| Proche à ne pas confondre ? | au cas où ; dans le cas contraire |
FAQ : le cas échéant (orthographe et usage)
1. Comment écrire « le cas échéant » correctement ?
On écrit le cas échéant : trois mots, deux accents aigus sur échéant (é-ché-ant). C’est la seule forme correcte en français standard.
2. « Le cas echeant » sans accents, est-ce acceptable ?
Non, en français soigné. Les accents font partie de l’orthographe. En SMS ultra-rapide, la faute est fréquente, mais à éviter en devoir, CV ou e-mail pro.
3. Peut-on dire « au cas échéant » ?
Non, ce n’est pas la locution consacrée. Choisissez le cas échéant ou au cas où (avec un sens un peu différent).
4. « Le cas échéant » et « éventuellement » : même chose ?
Presque, mais pas toujours. « Éventuellement » est plus large et courant ; « le cas échéant » sonne plus administratif et pointe une éventualité déjà prévue dans le contexte.
5. Faut-il mettre des virgules autour de « le cas échéant » ?
Souvent oui, surtout en incise : « … et, le cas échéant, … ». Ce n’est pas une règle absolue, mais cela aide la lecture.
6. Quelle est l’origine du mot « échéant » ?
Il vient du verbe échoir (« arriver en partage », « échoir à »), de la même famille que échéance. D’où le lien mnémonique : échéance → échéant.
7. Peut-on commencer une phrase par « Le cas échéant » ?
Oui. Mettez une majuscule à « Le » et une virgule après la locution si la phrase continue clairement : « Le cas échéant, contactez le service client. »
8. « Le cas échéant » est-il trop soutenu pour un SMS ?
Un peu. En message informel, préférez « si besoin » ou « éventuellement ». Gardez « le cas échéant » pour les écrits plus formels.
9. Existe-t-il une forme au pluriel (« les cas échéant ») ?
La locution figée reste le cas échéant, même si plusieurs situations sont envisageables. On ne dit pas « les cas échéants » dans cet usage adverbial.
10. Comment retenir les accents facilement ?
Pensez à échéance : vous y voyez déjà deux é. Même famille = mêmes accents pour échéant. Et surtout : pas de circonflexe.
Erreurs à corriger d’un coup d’œil
- ❌ le cas echeant → ✅ le cas échéant
- ❌ lecasechéant → ✅ le cas échéant
- ❌ au cas échéant → ✅ le cas échéant (ou « au cas où »)
- ❌ le cas-échéant → ✅ le cas échéant
- ❌ le cas échéant qu’il vienne → ✅ reformuler : « au cas où il viendrait » / « s’il vient »
Conclusion
Pour l’orthographe comme pour le sens, retenez cette formule : le cas échéant = trois mots, accents sur échéant, sens « si la situation l’exige ». Évitez les versions sans accents, les collages et le mélange avec « au cas où ». En style simple, « si besoin » ou « éventuellement » feront parfaitement l’affaire ; en style formel, « le cas échéant » reste la référence.
Vous peinez encore avec d’autres pièges du français écrit ? Parcourez aussi bien sûr ou biensur, red flag signification et nos guides clavier (€, Ç, Œ) pour sécuriser vos prochains textes.